Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que j’aime partager ce que je trouve en flânant dans mes archives familiales.
Je suis tombé récemment sur une image qui m’a particulièrement interpelé. Elle date de 74 a priori.
On y voit Pierre Mendès France avec le calme et le flegme qu’on lui connait et un petit chenapan de 4 ans qui lui pointe un pistolet briquet (c’est moi).

La prise de vue est extraite de cette petite série qui se termine soit par la mort de PMF, soit par des bisous, je ne me souviens plus trop (probablement les deux).

Reste ce court moment capturé il y a une quarantaine d’année qui, je dois le dire, me touche beaucoup.
Je signale au passage que PMF avait été plusieurs fois la cible d’assassins (de vrais ceux-là). Dont une tentative de Bob Denard.
On s’y croirait !
Echange de souvenirs armés : dans notre enfance, nous avions des carabines-jouets qui tiraient des flèches en plastique munies de ventouse. Un jour que mon arrière grand-mère, la fameuse Estelle que j’adorais, était penchée à lacer ses chaussures, je l’ai appelée, elle a relevé la tête et j’ai tiré …
Cata ! Même garnie de caoutchouc, une flèche dans l’oeil, ça fait un beau cocard. Ce jour-là, j’ai compris qu’il ne faut jamais viser quelqu’un, même avec une arme factice.
J’ai la larme à l’oeil en voyant ces photos d’un petit garçon (qui me fait penser à mon petit-fils) et du grand Mendès dont je lisais il y a encore quelques jours son grand discours à l’AN sur la critique du traité de Rome, déjà annonciateur des dérives de l’Europe actuelle…