18 réflexions au sujet de « Procès obscurantiste contre Charlie Hebdo. Interview de Philippe Val »

  1. Ce que je voudrais savoir, c’est ce qu’on peut faire concrètement, à part en parler autant qu’on peut autour de nous…Lorsqu’on n’habite pas Paris, et qu’on ne peut pas se rendre à la rencontre internationale de février par exemple.
    Je suis tout de même sidérée de voir l’absence de débat autour de ces questions dans cette campagne présidentielle. C’est aussi important que le nombre de sous-marins, les régimes de retraite des fonctionnaires ou le permis de conduire gratuit! (même si ces points méritent débat, je ne le conteste pas).

    Il en est où ce garçon par exemple?
    http://www.elanrepublicain.net/

    Il est vraiment bien? On pourrait pas lui faire un espace dans SL vu le peu d’espace qu’il a à la télé? (et même s’il n’a pas ses 500 signatures). Je ne vais jamais dans SL mais s’il y a autant de passage qu’on le dit…

  2. Le procès a lieu au Tribunal de Grande Instance de Paris demain (mercredi 7) à 9h et jeudi 8 à 14h, moi j’ai bien envie d’y aller, s’il reste des places…

  3. vanessa> Merci pour les horaires. C’est ouvert au public, la seule chose est que la salle d’audience a un nombre limité de places.
    J’y serai jeudi après midi, je pense.

  4. Clotilde > Je te soutient a 100%, il faut mettre plus souvent en avant des hommes comme Soheib Bencheikh, érudit du coran, grand mufti de Marseille, et ouvertement pour un islam moderne et capable de se fondre dans la laicite Française.

    Il s’est prononce contre le port du voile, dont il affirme que ce n’est absolument pas un devoir coranique, mais une coutume machiste, et pour la liberté d’expression durant le débat sur les caricatures.

    Je suis surpris de voir qu’il n’est que rarement invite dans les débats TV, on lui préfère bien trop souvent un dangereux Tarik Ramadan, c’est bien dommage… Comment l’aider?

  5. Oups, non seulement je met un T a ton prenom, mais je ne comprend pas ta question. Le decallage horaire surement :p.

    Mea Culpa, je ne fais rien a part lire ses articles. Mais je suis sure que de poser la question amenera des personnes plus influentes que moi (toi par exemple) a faire quelque chose.

  6. Michael> Je disais que pour aider celui dont tu parles, il suffit d’en parler autour de nous. Comme tu es venu le faire ici.

  7. Je suis tres heureux de voir qu’il y a ds gens que ca fait autant flipper que moi cette histoire…J’ai l’impression dans mon coeur d’etre a la fin du monde avec cette histoire…(genre Terminator..l’erreur qui aneantit tout..lol)
    Sans deconner.ca sera un nouveau 11 septembre si charlie hebdo perd..

    Je serai au proces jeudi…
    Cordialement

  8. Pour ceux qui souhaitent assister à la suite du procès demain après-midi, allez-y tôt, très tôt car il y a foule! (plus que ce que je pensais, c’est bien!) Je n’ai pu voir que la fin de l’audience de ce matin, un peu déçue…

  9. Un petit résumé du premier jour de proces:

    «UNE SALLE archibondée, avec la rédaction de Charlie Hebdo au grand complet, de Cavanna à Cabu ; Philippe Val qui cite Jean-Paul II ; l’un de ses défenseurs, Me Kiejman, qui présente des hommages ap­puyés à une sculpturale traductrice danoise ; son contradicteur, Me Szpiner, qui moque le ministre de l’Intérieur… Le procès des caricatures de Mahomet, qui s’est ouvert hier au tribunal correctionnel de Paris (et se poursuivra aujourd’hui), tient autant du salon à la mode que du débat judiciaire (nos éditions d’hier).

    Philippe Val, d’abord. Le teint de cire de qui dort peu, un physique sec de clown blanc rendu à la vie civile, une aisance verbale et une mécanique intellectuelle de premier ordre. Le président, Jean-Claude Magendie, demande au directeur de Charlie dans quelles circonstances il a pu­blié les dessins danois et la une réalisée par Cabu pour fustiger les intégristes. « Nous n’avons aucun mépris pour les croyants, répond le journaliste. Si nous avions décelé le moindre relent raciste, nous ne les aurions pas reproduits. »

    Pour lui, seuls sont visés les terroristes qui dévoient l’islam, pas les croyants sincères et pacifiques. Val prononce un splendide plaidoyer pour la liberté d’expression et de critique. Interrogé par l’un de ses conseils, Me Richard Malka, sur les pressions exercées par les fondamentalistes, il répond : « L’existence de la démocratie repose sur la confiance. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais je citerai Jean-Paul II :»N’ayez pas peur.* » La salle, acquise à sa cause, s’esclaffe.

    Les avocats de l’Union des or­ganisations islamiques de France et des Habous et lieux saints de l’islam (proches de la grande mosquée de Paris) se lancent alors dans un questionnement filandreux et, il faut bien le dire, caricatural. Philippe Val n’a aucun mal à repousser leurs assauts en restant courtois. « Il faut que les citoyens puissent rire des terroristes », martèle-t-il, ajoutant : « Ce qui est sacré ne l’est que pour les adeptes d’une foi.» Me Kiejman lit alors une lettre de soutien à M. Val, qui lui est parvenue, jure-t-il, il y a quelques minutes : « Je tiens à apporter mon soutien à votre journal (…) dont j’ai souvent été la cible privilégiée. (…) Je préfère l’excès de caricature à l’absence de caricature. » L’avocat, ravi de son effet : « Et c’est signé Nicolas Sarkozy, sous l’en-tête »Ensemble tout devient possible*. » Le Conseil français du culte musulman a aussitôt convoqué une réunion d’urgence de son bureau et évoqué une « démission en bloc ».

    Le « principe républicain » de la liberté d’expression

    Voici donc Charlie Hebdo sous le haut patronage d’un pape défunt et du ministre de l’Intérieur chargé des Cultes… Me Szpiner, partie civile, soutient alors, mi-sérieux, mi-rieur, que ce témoignage doit être écarté car Nicolas Sarkozy n’a pas reçu, au préalable, l’aval du Conseil des ministres et que ne figure pas la photocopie de sa carte d’identité. Rires. Me Kiejman : « Nous y renonçons. Le tribunal oubliera cette lettre et la presse n’en parlera pas. » On se tient les côtes. Plus sérieusement, l’avocat de la grande mosquée mettra bientôt un témoin de la défense en difficulté, obtenant de l’universitaire érudit Abdelwahad Meddeb un jugement sévère sur le dessin montrant le prophète coiffé d’une bombe en forme de turban. C’est, à coup sûr, cette caricature qui pose le plus gros problème à Charlie Hebdo.

    Viendra ensuite François Hollande. Le premier secrétaire du PS le proclame : « Je ne suis pas ici au nom de la gauche pour soutenir un journal de gauche », mais pour soutenir la liberté d’expression en tant que « principe républicain ». Selon lui, ce ne sont pas les dessins mais ce qu’ils révèlent « qui doit être proscrit ». Aux parties civiles, il lance, mordant : « Je pense que votre action se situe au niveau de l’abus de droit. »

    L’arrivée du témoin Flemming Rose, un Scandinave aux traits mornes mais à l’esprit vif, tient du théâtre de boulevard. Le rédacteur en chef du Jyllands-Posten, qui avait commandé les caricatures litigieuses, est d’abord flanqué d’un truchement très âgé qui ne comprend pas grand-chose à ce qu’il doit traduire. Lui est promptement substitué une Danoise polyglotte jailli du public, qui pourrait être son arrière-petite-fille. Me Kiejman qui, lui, pourrait au moins être le père de cette providentielle blonde personne, lui remet sa carte de visite et lui roucoule quelques galanteries bien senties quoi qu’un peu appuyées. La salle en a pour son argent.

    Mais l’essentiel réside dans le propos du témoin : le Jyllands-Posten a commandé les caricatures en réaction à l’autocensure galopante qui s’était emparée de l’Europe au sujet de l’islam. Son journal a gagné les deux actions en justice qui lui avaient été intentées au Danemark par des organisations islamiques. Et Flemming Rose, dont la femme naquit avec la citoyenneté soviétique, lâche ce jugement sans appel sur le procès de Paris : « Cela me rappelle mes débuts, quand je travaillais comme correspondant en URSS. »

    http://www.lefigaro.fr/france/20070208.FIG000000306_caricatures_de_mahomet_le_proces_o_il_fallait_etre_vu.html

    Source: Figaro

  10. Forcement, pour Dieudonne dire que les juifs sont des negriers reconvertis dans la banque, c’est de l’humour, remettre en cause les chambres a gaz, c’est la liberté d’expression (cf son soutient a Gollnisch et Faurisson).

    Par contre, se moquer de l’islamisme, c’est du racisme.

    CQFD

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.