La vraie vie (Mobile Film Festival)

Contribution au concours de la seconde édition du Mobile Film Festival qui aura lieu en ligne du 10 au 30 janvier.
Les contraintes : 1 minute pas plus, le tout tourné au téléphone portable.
Pitch : virtuel vs réel… ou inversement. 😉

Featuring Natacha Quester-Séméon, Sacha Quester-Séméon et… Tristao Mokusei.
Réalisation, scénarisation et montage de Sacha et Natacha QS, avec ma participation.

Vidéo Dailymotion d’origine supprimée.

La vraie vie
envoyé par SachaQS

Cinq choses que vous ne savez pas de moi [social game]

Ceci est un petit jeu social/viral. Je réponds à l’invitation de Natacha et à sa question :
1. J’adore le porridge.
C’est à la fois ma madeleine de Proust et mes origines écossaises.
2. J’ai failli être Malraux jeune.
C’était pour un film. J’étais invité à un casting. Je n’ai pas été pris.
3. J’ai failli être mangé par des lions.
C’était stupide, j’avais la tête ailleurs et c’était en Afrique du Sud.
4. Je flippe en avion.
Ben oui. Je ne comprends toujours pas bien comment un truc comme ça, tient dans l’air.
5. Je sais tondre un mouton aux ciseaux.
Et c’est pas de la tarte.

Je passe le relais à : Ahmed Meguini, Pierre Cattan, Arnaud Champremier-Trigano, Zazon et JM Emy

Tag : cinq choses

Il y a 50 ans, Bob Denard tentait d'assassiner mon grand-père

Voilà un épisode méconnu de l’histoire de PMF, un épisode sur lequel je reviens aujourd’hui à quelque jour du centenaire de mon grand père : en 1956 (certaines sources évoquent 55 ou 54, si quelqu’un a des pistes), le mercenaire-barbouzard Bob Denard et ses sbires tentèrent d’assassiner Pierre Mendès France. C’est Bob Denard qui le raconte dans son ouvrage autobiographique « Corsaire de la République » (Robert Laffont, avril 1998). Il y expose ce qui aurait pu coûter la vie à PMF. Un écho étrange à l’attentat dont De Gaulle sera la cible quelques années plus tard (pour les mêmes raisons et avec le même mode opératoire). Je me dis surtout, en lisant ces quelques lignes, que je n’aurais peut-être jamais connu mon grand-père, si Denard avait réussi son coup…Bob, si tu lis ces quelques lignes, je ne te souhaite pas bonne année.

Lorsque le bruit se répand que Mendès France va venir au Maroc, mes amis décident de l’exécuter. Je devine qu’il ne s’agit plus là de politique, mais de vengeance.Ils veulent faire payer le prix fort à l’homme qui a entériné l’indépendance du Maroc et l’abandon de l’Indochine après Diên Biên Phû. Le plan consiste à le mitrailler en pleine ville sans se soucier des passants.[…] Il est décidé, […] que l'[assassinat] se déroulera dans un quartier peu fréquenté de Rabat, pendant que le président du Conseil se reposera à la Maison de France. Nous serons quatre, Beltran, son beau-frère, un certain Sérou, lieutenant aux Affaires indigènes, et moi, qui servirait de chauffeur.[…] J’ai rendez-vous avec le groupe de tueurs au Café de la Gare de rabat. […] Enfin, à la nuit tombée, Sérou me demande de conduire le groupe à la Maison de France.Je stoppe à quelques mètres de l’imposante bâtisse blanche devant laquelle se tiennent des gardes mobiles. Sérou m’ordonne de rester dans la voiture avec le beau-frère de Beltran et de me tenir prêt à démarrer sitôt qu’il reviendra. Pui il s’éloigne avec Beltran. Les deux hommes réussissent à escalader le mur d’enceinte sans attirer l’attention des gardes. Derrière moi, le beau-frère de Beltran est de plus en plus inquiet. Au bout de quelques minutes, des rafales de mitraillette éclatent. Sérou, le souffle court, s’engouffre dan sla voiture, et, braquant son arme vers d’éventuels poursuivants, m’ordonne de démarrer. – Beltran s’est fait descendre, annonce-t-il lorsque nous nous sommes suffisamment éloignés. Soucieux du sort de mon ami abandonné aux gardes de la Maison de France, je ne pose aucune question sur Mendès France. Après avoir reconduit Sérou et le beau-frère de Beltran, je file à Casablanca. C’est là que, le lendemain matin, je découvre l’issue de notre expédition. C’est un véritable fiasco. Un gendarme a été touché au ventre. Selon les journaux, Beltran aurait reçu une balle dans l’épaule. Quant à notre cible, Pierre Mendès France, il n’était même plus à Rabat. […] – in « Corsaire de la République », Bob Denard, Robert Laffont, avril 1998. 

NB : Ce « témoignage » n’est pas celui d’un historien. À lire avec précaution donc.

Mais que fait le Parti radical de gauche ?

Alors qu’errent autour de Sarkozy, les peu patriotes Hallyday, Gynéco, le poujado-raciste Sevran, ou le repris de justice Tapie, que le PS traîne encore la patte avec le populiste Frêche (oserais-je rappeler les « people  » qui soutenaient PMF en son temps ?), voilà le PRG en zone de turbulence idéologique.

Il y avait eu l’erreur de casting Tapie en 1994. Et puis, comme oublié, il y a Thierry Meyssan, aujourd’hui encore secrétaire national du PRG… Thierry Meyssan est pourtant devenu le pape de la conspiration, le pourfendeur des « thèses officielles » américano-sionisantes, et va faire copain-copain avec les réseaux intégristes Hezbollah et autres obscurantistes mollacratiques.

J’aimerais comprendre deux choses :
– ce que le PRG fait encore avec un secrétaire national dont les amis sont islamistes, homophobes, anti laïques, négationnistes ou proches du FN (pour une version synthétique des amitiés Meyssianiques, c’est ici).
– ce que Meyssan fait dans un parti qui fait cause commune avec le PS (ce qui pour Thierry et ses amis doit être un pacte avec le diable).

J’ai une tendresse particulière pour le PRG (quand je pense à Christianne Taubira ou d’autres encore). Mais depuis le revirement de Meyssan et l’erreur de casting Tapie, le PRG m’inquiète. Moi qui pourtant aurais bien aimé m’en rapprocher. Quelqu’un du PRG peut-il me dire où en est le cas Meyssan ? Y a-til débat au sein du PRG ?

Souhaitons que le Parti radical de gauche, pour cette nouvelle année présidentielle qui s’annonce, prenne la bonne résolution de faire un peu de ménage idéologique dans ses rangs.

PS : Je précise que j’ai bien connu Thierry Meyssan à la belle époque du Réseau Voltaire (disons avant 2000). Je ne regrette pas cette période où Meyssan dénonçait les réseaux intégristes catho, d’extrême droite ou même islamo-négationnistes (genre les musulmans extrémistes, fanas des Protocoles des sages de Sion). Et puis il a pété les plombs. D’autant plus incompréhensible pour moi qu’il a pris le chemin de personnes (ex : Garaudy, rouge brun révisionniste) qu’il avait pourtant si bien épinglé, mais ça, c’était avant… [Si tu me lis Thierry, je n’ai rien contre toi. Mais les idées que tu véhicules aujourd’hui, les gens que tu côtoies, sont des horreurs idéologiques]

PPS : Au fait, ça ne dérange pas le PS de s’associer avec un PRG qui compte Meyssan dans ses rangs ?