Le langage des listes

Vous ne pouvez pas ne pas les avoir croisés à un moment ou à un autre de votre vécu sur le net. Vous savez ces listes qui vous proposent une sélection toute faite de choses dont on voit rarement l’intérêt, mais qui procure l’agréable impression de profiter du travail de tri d’un autre.
Comme ici par exemple en vous présentant mon mini top 5 de listes improbables :

  1. le top 10 des religions dont vous ne connaissiez pas l’existence
  2. le top 10 des séries les plus hackées
  3. le top des 10 plus étranges désordres du sommeil
  4. le top 25 des citations de Woody Allen
  5. le top 30 des prédictions technologiques qui se sont avérées fausses

On y résiste rarement. Comme un Closer dans la salle d’attente. Tout le monde y trouve son compte, du geek au fana de sports nautiques, des listes, il y en a pour tout le monde parce que tout le monde aime ça.

Ce que je trouve intéressant avec le phénomène, c’est sa persistance et sa diffusion. Je ne sais pas exactement d’où provient cet engouement, ni de quand on peut le dater. Peut-être un héritage lointain du langage de la pub (« les 5 meilleures raisons d’acheter tel produit »). Le public semble s’être emparé du procédé avec l’explosion des sites web 2 vers 2004. Il n’y a qu’à voir le succès des listes sur digg et autres OMGlists. Elles sont devenues un moyen assez courant de présenter l’info ou de communiquer.

La valeur ajoutée de la liste, c’est d’abord le tri qu’en a fait son auteur. C’est digeste, reproductible et ça participe quelque part à organiser la masse de données du net. Ensuite, la liste dit quelque chose. Elle n’est jamais innocente. Elle parle.

J’ai découvert list universe il y a quelque temps, et j’avoue honteusement m’être abonné à son feed.

Oui, j’aime les listes. Enfin pas toutes bien sûr.

Plus d’info sur thefuturebuzz.com.

Obama live sur egoblog ?!

Après son triomphe à Berlin, Obama est de passage à Paris aujourd’hui.
Je serai à sa conférence de presse ce soir vers 17h30-18h avec une 10aine d’autres blogueurs, juste après sa rencontre avec Sarkozy à l’Élysée.
L’occasion pour moi de vous faire partager ce moment en direct via le live ci-dessous, tourné au téléphone portable. [Si tout se passe bien, que le réseau 3G passe correctement et que je ne suis pas trop mal placé. Dommage qu’il n’y ait pas de wifi…]

Ca devrait commencer à bouger vers 17h30. Entre-temps, je filmerai de courtes séquences en direct pour vous faire part d’où j’en suis.

MAJ///28/07/08/ Le son de la conférence de presse étant trop mauvais, je vous propose quelques séquences prises avant les interventions.
Arrivée dans la Cour de l’Élysée.

Vidéo Qik (service fermé en 2014) — lecteur Flash hors service.

Rencontre Obama/Sarkozy sur le perron de l’Élysée.

Vidéo Qik (service fermé en 2014) — lecteur Flash hors service.

Ambiance dans la salle de presse.

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Vous pouvez voir la conférence dans son entier ici.
Mais, encore une fois, le son n’est pas assez audible.

Après les Free Hugs, les Free Prayers ?

Je viens de croiser ce groupe de jeunes évangélistes dans la quartier français de la Nouvelle-Orléans (durant notre video-blog-reportage sur l’après Katrina).
Pas certain que ça soit importable chez nous et c’est tant mieux.

Ils devraient appliquer cette devise trouvée dans un bar jusque à côté. 😉

Blogtrotters 7e édition sur l'après Katrina

Blogtrotters : l'apres Katrina

Ça y est, si tout se passe bien, je pars jeudi 19 juin avec Alban en Louisiane pour la 7e édition de blogtrotters. Notre thématique : La Nouvelle-Orléans, trois ans après l’ouragan Katrina.
Pendant une semaine, nous allons ouvrir une parenthèse multimédia en émettant par tous les moyens possibles (live via téléphone portable, webcam, video différée, sms twitté, photostream) autour du sujet qui nous intéresse. Ça reste encore très expérimental. C’est d’ailleurs l’un des intérêts de nos aventures digitales. Et bien sûr comme à chaque fois, l’interaction avec ceux qui nous suivent. Je peux d’ores et déjà remercier ceux qui nous ont donnés des contacts sur place et suggérés des lieux à visiter.
Notre édition dure une semaine (du 19 au 26 juin 2008), n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil et laisser un petit coucou.
En bonus (si ça marche aux USA), le box multimedia qui permettra de nous suivre en video-live via notre tél :

Vidéo Qik (service fermé en 2014) — lecteur Flash hors service.

Si je peux que je continuerai à alimenter egoblog. Sinon je reviens très vite. 🙂

Que faire contre l'usurpation d'identité numérique ?

L’OCDE organise actuellement une conférence à Séoul sur le délicat problème des usurpations numériques (notamment). Cette question importante est remise à l’agenda des gouvernements du fait de l’ampleur qu’elle est en train de prendre : 32 milliards d’euros de cout pour les États-Unis pour 2007, plus de 2 milliards pour le Royaume-Uni… Des chiffres qui donnent le tournis.
Je me suis intéressé à ce sujet en 2005, notamment en rédigeant une proposition de loi pour le sénateur dont je suis l’assistant. Mon idée était de proposer une réponse simple, applicable à toutes les situations, et sans danger pour les libertés individuelles (malheureusement ce projet ne sera jamais mis à l’ordre du jour…).
Deux grandes réponses peuvent être apportées :
– La première : le contrôle a priori de nos identités de façon à les protéger, avec l’idée que plus il y aura de dispositifs pour nous identifier, moins il y a de chance qu’on nous usurpe. Ça semble être le bon sens, mais il y a un risque évident pour nos libertés. La biométrie, la vidéosurveillance peuvent très vite nous faire tomber dans une société ultra sécurisée et liberticide.
– La seconde réponse : le contrôle a postériori. On fixe un principe de droit : l’usurpation de l’identité numérique sera punie par x temps de prison (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui), et on laisse à chacun la possibilité de respecter ou non le droit commun (c’est ça la démocratie).
Vous aurez compris où je me situe. Je vous invite à lire ce billet rédigé en 2006 et qui résume bien mes arguments.
La balle est dans le camp du législateur et surtout du gouvernement qui tient l’ordre du jour.