Le jour où je suis mort millionnaire… par email

Le jour où je suis mort millionnaire… par email
Date de Création: 01 Aug, 2005, 05:46 PM
Image d’origine perdue
J’ai été assez ému aujourd’hui d’apprendre par email mon décès ainsi que celui d’un proche qui n’existe pas. Je découvrais simultanément être l’héritier de 42,5 millions d’euros à la condition de verser un peu d’argent à cet ange gardien venant du Togo… Beaucoup pour une seule journée.

Image d’origine perdueAh les saveurs exquises du net… Toujours un plaisir de voir à quel point certains se démènent avec leur petit doigt et leur cervelet pour vous estorquer de l’argent. Encore un exemple assez classique aujourd’hui, pour qui est un minimum familier de la chose, de l’usurpation d’identité sur l’Internet. Cela fait plus de 3 ans maintenant que ce type d’escroquerie sévit dans nos boites à lettre virtuelle. Avec encore malheureusement des victimes à la clé. Celui que j’ai reçu du Togo m’annonçant mon décès et mon héritage fait parti de la grande famille des « nigerian scams » ou Fraude 419 et relève d’une forme assez connue de cybercrimes. Lireà ce sujet le dossier de Hoaxbuster.com.
Reste que ce genre de fraude prend une tournure nouvelle aujourd’hui particulièrement navrante. Notamment à travers des escroqueries qui utilisent cette fois des chomeurs desespérés en les rendant complice d’escroqueries à leur insu (par l’intermédiaire d’un « télé travail » à domicile). Lire l’article du Courrier International du 18 juillet 2005.Une regle d’or : Personne ne donne d’argent sur le net… pour rien.

Une des victimes françaises du tortionnaire argentin Alfredo Astiz enfin retrouvée

Une des victime françaises du tortionnaire argentin Alfredo Astiz enfin retrouvée
Date de Création: 28 Jul, 2005, 11:21 AM

Image d’origine perdueCela faisait lontemps que je le suivais, j’avais écrit un ouvrage sur lui. Il n’avait peut-être pas été le pire (quoique), mais il symbolisait à lui seul les horreurs commises sous la dictature argentine de 1976 à 1983. Alfredo Astiz, c’est son nom – « Gueule d’ange », « L’ange blond de la mort » ou « l’ange exterminateur », comme on a pu l’appeler, était capitaine de Frégate durant la « Sale guerre ». Il fut l’un des principaux toritionnaires de l’ESMA, le sinistre centre de la Marine où 5000 personnes furent assassinés. Dont deux françaises, Alice Domon et Léonie Duquet. Deux religieuses que j’évoquais avec émotion dans mon ouvrage « Gueule d’ange » grâce notamment au témoignage de leur avocate Me Sophie Thonon Wesfried. On n’avait jamais retrouvé leurs corps. Alors qu’Astiz fut jugé en France par contumace en 1990 pour leur assassinat, rien jusqu’à aujourd’hui ne permettait de savoir où elles reposaient.Image d’origine perdueUne dépêche argentine de ce jour lève enfin le voile sur leur triste destinée. Un équipe médico-légale vient de retrouver le corps de Léonie Duquet avec d’autres dont ceux de certaines « Mères de la Place de Mai » (ces mères qui cherchaient à savoir où étaient leurs proches), et notamment celui de Azucena Villaflor, l’une des anciennes militantes… Des femmes, jetées d’avion pour la plupart durant des « vols de la mort » et retrouvées sur les rivages de Santa Teresita dans la province de Buenos Aires.Astiz est aujourd’hui dans une sorte de résidence surveillée depuis que l’argentine a décidé de revenir sur son passé et de juger tant bien que mal une partie des responsables de la « Sale guerre ». D’après ce qu’on m’a dit il est aujourd’hui dans une sorte de résidence surveillée « light », avec un cancer en phase terminale.
Il disparaitra sans véritablement avoir été jugé et sans regrets…

Enfin une proposition de loi sur l'usurpation numérique ! (suite)

Le sénateur Michel Dreyfus-Schmidt, dont je suis le collaborateur, a déposé hier à 16h30 au Sénat à Paris, la proposition de loi ci-dessous créant une nouvelle infraction dans le code pénal : l’usurpation numérique. C’est une première en France. Le texte de loi ne sera publié au journal Officiel français qu’en début de semaine prochaine, mais peut-être rendu publique avant.
Cette proposition de loi est une réponse juridique à un phénomène qui s’amplifie notamment sur le réseaux des réseaux.
Proposition de loi tendant à la pénalisation de l’usurpation d’identité numérique sur les réseaux informatiques.

EXPOSÉ DES MOTIFS

 » L’identité d’une personne est ce qui fonde l’existence de sa personnalité juridique. Dans le “monde réel », cette dernière est clairement circonscrite à l’état civil et protégée en tant que telle par le droit français.
Dans le “monde virtuel », l’identité d’une personne est plus vaste et ses contours moins clairs. Certaines données numériques qui ont trait à l’identité d’un individu, comme un mot de passe d’un compte personnel sur l’Internet par exemple, ne sont pas considérées comme des éléments constitutifs de l’identité juridique d’une personne. Or ces dernières sont le lieu d’usurpations d’identités bien réelles.

Cette identité numérique est composée d’éléments qu’on peut appeler « identifiants ». Ces derniers (mot de passe, nom de compte informatique, pseudonyme virtuel, codes divers donnant accès à des données à caractère privé, etc…) font de plus en plus l’objet d’actes malveillants.

Selon la FTC (Commission fédérale du commerce aux États-Unis), 10 millions d’américains furent victimes d’usurpation d’identité numérique l’an passé, entraînant un coût pour les entreprises ou les particuliers estimé à 50 milliards de dollars.
Le problème a été jugé sérieux outre-atlantique. Le président G. W. Bush a ainsi signé le 16 juin 2005, un texte de loi Identity Theft Penalty Enhancement Act visant à alourdir sensiblement la durée d’emprisonnement infligée à l’encontre des voleurs d’identité numérique qui avaient commis une infraction.
Dans un même ordre d’idée, le gouvernement anglais a annoncé fin mai 2005 la version finale de son nouveau texte de loi Fraud Bill visant à infliger jusqu’à 10 ans de prison contre ceux qui commettent ce type d’usurpation. Le texte doit passer très bientôt devant le Parlement britannique. (…)

Lire la suite sur le site du sénat

L'usurpation d'identité bientôt devant le parlement français ?

Image d’origine perdueLe Sénat américain se penche aujourd’hui sur le problème central du vol d’identité sur l’Internet (phishing et autres). La question que se posent les parlementaires américains est de savoir s’il faut ou non légiférer sur la question. Les milieux cybers américains (notamment la revue Wired) eux, sont catégoriques : il faut protéger l’internaute contre ce nouveau fléau (50 milliards de dollars volés l’an dernier, 10 millions de victimes) avant que les proportions déjà immenses ne deviennent faramineuses.
En France, le code pénal ne connait pas d’infraction liée à l’usurpation d’identité électronique. Certains juristes ont pourtant récemment tiré le signal d’alarme, à l’instar du spécialiste en droit numérique, maître Olivier Itéanu dans Le Monde. Le Sénat français n’est pas en reste, puisqu’il devrait aussi se pencher sur cette question dans les prochaines semaines (j’y travaille pour un sénateur). D’autres précisions très bientôt sur ce blog.

WIFIPICNING – Hotspot éphémère & friendly

WIFIPICNING – Hotspot éphémère & friendly
Date de Création: 24 May, 2005, 12:35 PM
Image d’origine perduePar Natacha Quester-Séméon, Sacha Quester-Séméon et Tristan Mendès France, internautes et blogueurs du 75005. 😉
Paris est l’une des villes les plus wifisées de la planète, elle occupe la troisième place du classement de Jiwire.com. Ainsi, on voit fleurir des internautes sans fil attablés dans les cafés parisiens. Symbole de la disparition entre la sphère publique et la sphère privée : travailler, discuter, jouer de n’importe où, équipé d’un téléphone et d’un ordinateur portables.
Dans une société soi-disant « communicante » où l’hyper individualisme règne, la solitude n’est pas en recul, il y a une recherche de « consommation relationnelle ». Comme on ne se parle plus dans la rue, qu’on ne se rencontre plus dans des lieux conviviaux, un expédient a été trouvé : passer une annonce sur un site de rencontre où chacun zappe l’autre et vice-versa, au gré des menus déroulants. Selon un sociologue Pascal Lardellier, ce sont les « relations Azerty ». Ainsi, les outils de la mondialisation se mettent au service de l’hyper individualisme, combler tous les manques est un marché sans fin.
Pourtant, la technologie est un miroir dans lequel chacun se reflète et se révèle malgré tout. Le «Flash Mob », inventé par des New-Yorkais en août 2003, ne propose rien, seulement rassembler pendant quelques minutes des internautes facétieux qui se prêtent au jeu. Quant au « mobile clubbing », lancé par un Londonien l’hiver dernier, qui en dérive, il propose aussi une danse absurde. Et dès que la petite foule se disperse, il est un peu frustrant de n’avoir parlé à personnes, chacun étant trop occupé à se raconter déjà « j’y étais ».WIFIPICNING : ET SI ON SE PARLAIT ?
Nous proposons un nouveau concept french touch (puisque nous, les Français, sommes d’incorrigibles bavards) : le wifipicning. Passe muraille, entre le virtuel et le réel, entre la géographie physique et symbolique. Un peu de chaleur humaine, d’humanisme, dans une société techno-scientiste triste et froide.
Le wifipicning consiste à se rassembler (connus ou inconnus) à un point donné, se mettre les uns à côté des autres et créer un « live chat room » en se connectant via un réseau wifi local – chacun ayant apporté son ordinateur portable équipé. En créant une cyberbulle de courte portée cela permet d’entrer en contact, de discuter, de faire connaissance, en chattant et de se voir en même temps dans la « vraie vie » (c’est mieux que la visiophonie !). L’ensemble des wifipicnickers (ou asfipiqueniqueurs :-P) sera invité à participer à une action créative : chacun avec son propre appareil pourrait au même instant prendre en photo ses voisins, par exemple. L’intention est de franchir ce mur de verre qui nous sépare. Qu’il est possible aussi de se rencontrer en vrai, au hasard pour s’intéresser les uns aux autres dans un esprit ludique, et pas forcément superficiel. Et qu’enfin, tout ceci soit réalisable gracieusement sans qu’il soit exigé de remplir une fiche détaillée qui fera plus tard la fortune de sociétés côtées en bourse qui compilent et revendent nos données personnelles.
Le premier wifipicning aura lieu le 31 mai (à partir de 18h30), jour de la « Immeuble en fête » qui propose une célébration du voisinage. Cette première édition sera particulière, puisque trois blogueurs (Natacha Quester-Séméon, Sacha Quester-Séméon, Tristan Mendès France) et voisins dans la vie réelle vont se donner rendez-vous, et proposent à des internautes de proximité, de rejoindre ce hotspot éphémère.
Le lieu sera fixé en fonction du nombre de personnes intéressées et de la météo, au plus tard le 30 mai.
Si vous êtes partants pour cette expérience, merci de laisser un message pour que nous ayons une petite idée du nombre et pour avoir un moyen d’éventuellement vous contacter plus directement.
www.wifipicning.com
Paris – 5e
Image d’origine perdue