"De nouvelles formes de mobilisation sur le Net" – Les Echos

D’autres relaient leurs témoignages-chocs, comme le blogueur et militant des droits de l’homme, Tristan Mendès-France : « Nous sommes tous des Anonymes. Cela permet de mettre une pression invisible sur l’Etat et de retourner la peur contre les autorités. »  Les images du passage à tabac de deux Egyptiens circulaient hier sur les réseaux sociaux, remarque-t-il : « Grâce aux captures d’écran, les individus qui ont commis des violences finiront par être identifiés », et donc sanctionnés, souligne le militant à l’appui de ses propos.

Alors certes, la Tunisie n’a pas vécu une « cyber-révolution » selon lui, car c’est toujours en descendant dans la rue qu’on renverse un dictateur. Mais les internautes ont une petite part dans la victoire : « Cette mobilisation participe au feu ardent qui explique qu’un million de personnes manifestent en Egypte. En coupant Internet, l’Etat avoue qu’il a peur. »

Prix Orson Welles du California Film Awards pour le documentaire 'Happy World'

Autant dire que je suis aux anges. Je tiens d’abord à saluer Gaël Bordier qui a eu l’inconscience de me suivre au coeur d’une des dictatures les plus improbables de la planète : la Birmanie, Pierre Cattan qui le premier a cru à ce projet et la chaine Planète qui nous a donné le coup de pouce.
Le documentaire satirique devrait être diffusé sur vos écrans au printemps 2011 avec, fait notable, une version webdoc en HTML5 et en creative commons, en co-production avec l’excellente boite Upian.
Le documentaire sera téléchargeable gratuitement dans tous les formats – donc pas la peine de le pirater ! 😉
C’est un pari financier audacieux, mais qui à mes yeux correspond aux usages en ligne aujourd’hui.
Pour voir le trailer, c’est par là : www.happy-world.com

Happy World – Bande annonce
envoyé par happy-world_tv. – L’actualité du moment en vidéo.

Quant au prix Orson Welles… que dire, si ce n’est que je suis honoré d’être sous un aussi beau patronage.

Image d’origine perdue (Posterous, service fermé en 2013)

Petite expérience oulipienne sur Facebook en hommage à Perec

C’était il y a quelques jours sur mon compte facebook. Mon idée était simple, commencer une note sans lettre « e » comme Georges Perec dans son ouvrage « La disparition » et inviter ceux qui me suivent à faire pareil dans leur commentaire.

Une expérience oulipienne pour ceux qui ne savent pas trop ce que c’est (d’ailleurs qui sait vraiment ?) qui revient à s’imposer une contrainte absurde dans un processus de création quel qu’il soit. Comme ici.

Le dispositif : critiquer Sarkozy sans utiliser la lettre « e ».

Et voilà ce que ça donne. Merci aux rares participants !

Si vous me demandez à quoi ça sert tout ça c’est que vous n’avez pas l’esprit Oulipo. ;p