Blog et politique : TMF sur TSF ?

C’était lors de l’excellente soirée la République des Blogs du camarade Vercac. Laurent Sapir (journaliste à la radio TSF) m’interrogeait quelques minutes sur le phénomène des blogs politiques. Voilà ce que ça donne ci-dessous.

Audio

NB : nethique.info (et wiki.nethique.info) est une initiative de Natacha et Sacha QS, des Humains-associes et de moi-même.

Le pixel grabbing, c’est quoi ?

L’idée est simple : filmer une séquence à l’intérieur de laquelle j’attrape un pixel pour l’immobiliser sur l’écran alors que le reste bouge encore (d’où pixel grabbing). Bon, ça peut apparaître opaque présenté comme ça. Le mieux, c’est de regarder ce que ça donne ci-dessous. J’ai mixé le tout sur un morceau de l’excellent Ben Mono.

Résultat : un petit clip artistico-expérimental, comme je les aime. Ça n’a pas l’air de grand-chose à première vue, mais c’est assez technique (observez bien le point que j’attrape sur la vidéo, mettez-y le pointeur de votre souris).
Je ne sais pas pour vous, mais je m’y trouve un petit air de David Copperfield, en plus germanopratin. 😉 (Durée 1 minute)

 

Le prochain porte-avions français s'appellera-t-il Pierre Mendès France ?

crédits : Thales - DCNC’est la question interstellaire que je me suis posée en lisant cette brève sur un site très Marine nationale : meretmarine.com. Les rédacteurs y ont lancé un sondage pour savoir quel nom devrait porter notre prochain porte-avions français – après le de Gaulle qui n’en finit pas de ponctionner notre budget. Si Richelieu et Saint-Exupéry sont en tête du sondage, on y découvre aussi Léon Blum, Marie Curie et… Pierre Mendès France. Quand je vais dire à mon père, un pacifiste soixante-huitard, que le prochain porte-avions de guerre (et probablement atomique), portera notre nom, j’espère bien avoir une cam à portée de mains.

L'usurpation d'identité numérique nécessite une loi ?

WIP by EmyLorsque je lis les détails de cette affaire (une femme usurpant d’identité d’une collègue sur meetic), je me dis que la proposition de loi sur laquelle j’avais bossée l’an dernier est plus nécessaire que jamais.

D’abord et aussi étrange que cela puisse paraître, notre code pénal ne condamne pas l’usurpation d’identité sur le net en tant que telle (lire l’exposé des motifs de la proposition de loi). Le juge est donc contraint de recourir à des artifices détournés pour condamner l’e-usurpateur (ce qui n’est pas sain dans un État de droit). Ce fut le cas dans la récente affaire Meetic où l’e-usurpateur fut sanctionné pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours » et pas directement pour l’usurpation numérique dont il était à l’origine.

On se rappelle peut-être qu’il a fallu attendre des années pour que le viol soit qualifié comme tel devant les tribunaux (on en restait à l’agression physique). Eh bien c’est la même chose avec l’e-usurpation, on en reste à l’atteinte pécuniaire, aux chocs émotionnels induits ou à « l’intrusion dans un système de données ». La proposition de loi sur l’usurpation d’identité numérique offre ici une autre voix, plus juste à mon avis.

Enfin, le texte présente un principe de fond : Si on veut sécuriser l’identité numérique des citoyens, plutôt que de charger en biométrie, en videosurveillance ou tout autre contrôle a priori (par nature liberticide), pourquoi ne pas présenter une simple réponse de droit ? Je préfère de loin qu’on fasse confiance aux citoyens en édictant des interdits qu’on peut ou ne pas suivre, quitte à en payer le prix après (c’est ça aussi la démocratie), plutôt que de vivre dans une société ultrasécurisée.

Je remercie donc Marc Rees de PC inpact d’avoir « ressorti » cette proposition de loi. Une façon de rappeler que le texte, comme toute proposition de loi émanant de l’opposition, n’a pas encore eu le privilège de figurer dans l’agenda gouvernemental. Et on se demande bien pourquoi…