#sixwords, une micro-expérience littéraire sur Twitter

J’aime bien partager ces choses improbables avec vous…
Teaser : Ernest Hemingway en avait rêvé.

Complément :
Le lien vers tous les messages en six mots sur Twitter.
La blog de l’initiateur de l’expérience, Pete Berg.
Le site du projet Six Words Stories.
L’outil de veille Twitscoop.com.
[Mais c’est quoi Twitter à la fin ! Je crois que le mieux, c’est d’essayer, en se créant un compte.]

[audio] Chronique #6 : expériences vécues autour de l'actu sur Twitter

Voilà pour ceux qui n’ont pas pu l’écouter, ma 2e chronique radio de l’année dans Place de la Toile sur France Culture. Le sujet du jour (pour ceux que ça intéresse) : Twitter, Bombay et quelques expériences personnelles.

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques sur le fond ou la forme. 😉

Pratiquez-vous le sexting ?

Bon, pour être honnête et parce qu’on est entre nous, je vous fais cette confidence [et je vous demanderai de garder ça pour vous] : oui, je le concède, j’ai pratiqué le sexting. Je tiens néanmoins à préciser que je n’en étais pas toujours à l’origine (bouhh ! il assume même pas !).
Mais maintenant que j’y pense. Vous, qui lisez ces quelques lignes, vous aussi ! Cherchez bien. Vous n’avez jamais, oh grand jamais, reçu ou envoyé via votre téléphone portable, ne serait-ce qu’une seule fois, une minuscule toute petite photo coquine de vous-même ou de votre partenaire ?
Non ? Vraiment ?
Ok, soit. Vous êtes irréprochable.
Sachez alors que ce phénomène est en pleine expansion chez les jeunes, notamment américains, qu’on appelle ça le sexting [contraction de sex et texting ou sms] et que les ados qui s’y prêtent peuvent être condamnés pour pornographie infantile (?!).

Quelques vérités surprenantes sur l'esclavage moderne

Quand y a-t-il eu le plus d’esclaves dans l’histoire de l’humanité ?
Réponse : aujourd’hui (!)

Première trace écrite d’esclavagisme ?
Réponse : dans le Code d’Hammourabi en -1760 avant JC à Babylone.

Y a-t-il un continent épargné par l’esclavage moderne aujourd’hui ?
Réponse : oui, aucun.

Quelques chiffres :
Il y aurait environ 27 millions d’esclaves aujourd’hui, dont 75% de femmes et 50% d’enfants.

Les 3/4 sont au Pakistan, en Inde et au Népal.
[source : www.freetheslaves.net – notamment cette carte]

Et dire qu’il y en a qui me font encore aujourd’hui le procès d’avoir eu un ancêtre juif (un sombre collatéral de 1750) possédant deux esclaves

Il n'y a pas de génocide à Gaza

On peut critiquer les choix du gouvernement israélien. Dénoncer les actions militaires en les qualifiant de crimes de guerre. Etre choqué, scandalisé, révulsé, outré. Dénoncer l’injustice, la violence de l’armée israélienne. Le sang, les morts. Mais les mots ont un sens. Gueuler « nazi/Hitler/croix gammée/Shoah/Génocide/Ghetto de Varsovie » et j’en passe, pour qualifier Israël, est hors sujet. Ces comparaisons, qui n’ont pour objectif qu’une chose : provoquer, sont contre-productives pour la cause qu’elles sont supposées soutenir.
Employer ces analogies, c’est prendre le chemin ouvert par Dieudo et qui revient à défendre la Palestine, avec des négateurs de la Shoah. Le plus absurde c’est que ceux qui invoquent la Shoah pour les crimes commis à Gaza, sont les premiers à accuser les juifs/sionistes de trop parler de la Seconde Guerre mondiale…

…quelque chose de fondamental se joue ici. Quelle que soit l’horreur de bombardements sur une population civile captive – les Gazaouis ne peuvent fuir -, ils ne constituent pas un « génocide » ni ne relèvent d’une « tentation génocidaire », comme on a pu l’entendre ici ou là. Dire cela, ce n’est pas vouloir en quoi que ce soit diminuer la férocité des bombardements israéliens ni le drame vécu par les Palestiniens. C’est préserver la singularité d’événements historiques bien précis qui, eux, ont été des génocides ; c’est refuser d’user de comparaisons qui empruntent au révisionnisme historique. [édito du Monde]

Tiens et devinez quel abruti est venu gueuler « Shoah » à la dernière manif propalestinienne? : Kemi Seba, évidemment.

Des vrais génocides à dénoncer, il y en a. Au Congo et ailleurs. Mais tout le monde s’en fout.